4 novembre 2026

Communauté Guide pratique

Maison du Brésil, festivals, paroisses : où la communauté brésilienne se retrouve

De la Cité internationale universitaire aux salles de L'Arlequin, le réseau brésilien en France repose sur quelques lieux et associations durables. Tour d'horizon des adresses vérifiées, et des règles pour s'y impliquer.

Photo : Pixabay / SnapwireSnaps

7 L boulevard Jourdan, Paris 14e. L’adresse de la Maison du Brésil, à la Cité internationale universitaire de Paris, est le point fixe de la communauté depuis 1959. Dessinée par Lucio Costa et Le Corbusier, classée monument historique en 1985 et entièrement restaurée en 2000, elle compte une centaine de logements pour des étudiants, doctorants, chercheurs et artistes brésiliens en formation, aux côtés de résidents d’une vingtaine de nationalités. Son théâtre, sa salle d’exposition et sa bibliothèque de 12 500 ouvrages en portugais et en français accueillent concerts, projections et débats ouverts au public, dans le cadre de la programmation culturelle de la Cité. C’est là que se tient au printemps le Festival international de Choro de Paris.

Les associations qui durent

Le tissu associatif brésilien en France compte des dizaines de structures, souvent portées par quelques bénévoles et à la durée de vie courte. Quelques-unes ont passé l’épreuve du temps. Jangada organise le Festival du cinéma brésilien de Paris, qui en est à sa 27e édition au cinéma L’Arlequin, ainsi que des festivals à Bordeaux, Montréal et Toronto et une plateforme de vidéo à la demande. Autres Brésils, installée 21 ter rue Voltaire dans le 11e arrondissement, publie des analyses et des traductions de la presse brésilienne pour un public francophone et organise chaque année le festival de documentaires Brésil en Mouvements ; sa ligne est engagée, ce qui n’empêche pas d’y trouver un agenda utile des événements brésiliens en France. En Île-de-France, le Brazilian Fest Carnaval se tient à Bezons. Dans le sud, le consulat général de Marseille, créé en 2022 pour couvrir la moitié méridionale du pays, sert de relais aux associations locales.

Paroisses, cultes et pratique en portugais

La vie religieuse structure une part importante de la diaspora. Des paroisses catholiques de la région parisienne et des grandes villes proposent des messes en portugais, souvent héritées de la présence portugaise et fréquentées par les Brésiliens ; les horaires sont publiés par les diocèses. Les églises évangéliques d’origine brésilienne, dont l’Église universelle du royaume de Dieu, disposent de lieux de culte en France et comptent parmi les premiers points de contact des nouveaux arrivants, qui y trouvent une aide à l’installation et un réseau d’emploi. Ces communautés relèvent du droit commun des associations cultuelles et des associations loi 1901 : déclaration en préfecture, comptes tenus, respect des règles de sécurité des lieux recevant du public.

Capoeira, forró et vie de quartier

Les écoles de capoeira et les soirées de forró sont les portes d’entrée les plus accessibles, y compris pour les Français. Elles existent dans toutes les grandes villes et se repèrent via les agendas de la Maison du Brésil, des mairies et des associations citées. Deux règles pour s’impliquer sans faux pas : une association qui organise des événements payants doit être déclarée et répondre de la sécurité et du bruit vis-à-vis du voisinage ; une activité d’enseignement rémunérée relève d’un statut professionnel et de la fiscalité française. La communauté brésilienne en France, forte de 90 000 personnes en métropole selon l’Itamaraty, n’a pas de fédération unique ni de porte-parole. Elle se retrouve dans ces lieux, à des dates fixes : un festival de cinéma en avril, un festival de choro en mars, une messe le dimanche, une roda le samedi.