Une entreprise sur dix seulement envisage de développer son activité en France. Ce chiffre est rapporté par BFM. Les dirigeants citent trois freins : le coût de l’énergie, l’instabilité politique et les problèmes sociaux.
Trois freins qui pèsent sur les décisions
L’énergie entre dans les coûts de production de nombreuses entreprises. Quand la facture reste élevée, la marge de manœuvre pour investir ou recruter se réduit. C’est un sujet très concret pour l’industrie, mais aussi pour les commerces et les petites structures.
L’instabilité politique joue sur un autre terrain : la visibilité. Un chef d’entreprise qui ignore quelles règles fiscales et budgétaires s’appliqueront demain hésite à engager de nouvelles dépenses. Quant aux problèmes sociaux, la dépêche ne les détaille pas. Elle les range simplement parmi les motifs de prudence.
La dépêche ne précise pas non plus la taille de l’échantillon, les secteurs concernés ni la période de l’enquête. Il faut donc lire ce chiffre comme un indicateur d’humeur, pas comme une prévision de l’économie française.
Deux lectures s’opposent. Les partisans d’une politique de l’offre y voient la preuve qu’il faut baisser les coûts, stabiliser les règles et alléger les contraintes. Leurs opposants rappellent que l’investissement dépend aussi de la demande et du climat social. Le débat porte donc sur la méthode, pas sur le constat de départ : la confiance manque.
Ce que cela change pour les Brésiliens en France
Des entreprises moins tournées vers la croissance recrutent moins. Les salariés brésiliens en recherche d’emploi ou de changement de poste peuvent le ressentir, comme tous les actifs. Les Brésiliens qui dirigent un commerce, un restaurant ou une petite société sont, eux, directement exposés au coût de l’énergie et au manque de visibilité.
Aucun effet précis sur l’emploi ou sur les démarches n’est établi à ce stade. Les prochaines enquêtes de conjoncture diront si ce moral des entreprises se confirme.